12.03.2007

Jane Campion

medium_jane.jpg

Jane Campion est une réalisatrice néo-zélandaise née en 1954. C’est à 35 ans qu’elle se lance dans le cinéma. Anthropologue également diplômée des Beaux Arts, Peel, son premier court métrage, remporte la Palme d’Or à Cannes.

Au travers de films à l’esthétisme fascinant, Jane Campion exprime une sensibilité féminine à multiples facettes. On a l’impression qu’elle prend les hommes à témoin, qu’elle leur dit écoutez-moi, je vais vous raconter LES femmes. Mais elle ne s’arrête pas là, car en racontant les femmes, ce sont aussi les hommes qu’elle raconte, et par là, les relations pas toujours aisées entre les deux sexes.

Les femmes ont l’impression que Jane est une grande sœur, celle qu’elles auraient tant aimé avoir. Enfin me concernant, c’est le cas.

Pour l’instant, je n’ai vu que quatre films d’elle.

 

medium_la_lecon.jpg

La leçon de piano, 1993, avec Holly Hunter, Sam Neill (Calme blanc, bientôt dans Angel) et l’excellent Harvey Keitel

En Ecosse, au 19ème siècle, Ada est muette et s’exprime à la fois par le langage des signes et son piano. Elle n’est pas mariée, mais elle a une fillette de 9 ans.

Son père la vend à Stewart, un inconnu. Sur la plage de Nouvelle-Zélande où la mère et la fille débarquent, Stewart accepte de transporter leurs meubles à l'exception d'un piano, SON piano.

Ada ne pense qu’à récupérer l'instrument resté seul dans sa caisse, sur la plage, livré aux marées montantes. C’est une partie d’elle-même que son mari a refusé d’emmener, aussi se refuse-t-elle charnellement à lui.

Baines, voisin illettré et proche du mode de vie indien, conduit mère et fille sur cette plage où Ada jouera du piano jusqu’au soir.

En adoptant la vie des indiens du coin, Baines s’est délesté de sa peau sociale et se fait donc réceptif à sa musique, tout comme les indiens, d’ailleurs.

Aussitôt, il propose à Stewart d’échanger le piano contre des terres, mais il faudra aussi qu’Ada lui donne des leçons. Stewart ne se tient plus de joie et accepte ce marché juteux.

Ada regagnera son piano touche après touche en se soumettant aux fantaisies de Baines.

 

Ici, le piano devient un objet érotique qui reliera une femme à un homme sans que la parole, un trop plein de mots, ne viennent souiller cet éveil.

On est dans l’économie de mots, on est dans le plaisir des sens.

On aborde la montée du désir dans son anticipation.

L’austérité des costumes, des coiffures, l'impulsivité du peuple indien, la dureté du climat et la réaction cruelle du mari jaloux contrastent avec la fragilité d’Ada, la beauté de sa voix musicale et de la voix off, l’innocence de sa fille, l’enthousiasme infantil des indiens devant le piano et toute la superbe de cette passion enivrante. De même qu'il est surprenant de voir un type comme Baines, illetré et tatoué à même le visage, s'intéresser à la musique et comprendre Ada, laquelle est engoncée dans ses vêtements stricts.

 

medium_portrait.jpg

 

Portrait de femme, 1996, avec Nicole Kidman, John Malkovich (Les liaisons dangereuses)

A la fin des années 1800, Isabel Archer, jeune Américaine en visite chez ses cousins anglais, refuse les avances de prétendants à la fois beaux et sincères. Son cousin Ralph, phtisique condamné à une mort prématurée, l'aime en secret et la fait hériter d’une fortune considérable. Ce qu’Isabel veut, c’est goutter aux plaisirs interdits, profiter de ses sens. A des lieues d’être méfiante, s’imaginant par là rester libre de ses penchants, de ses choix, elle est une proie idéale pour plus rusé qu’elle. A Florence, une intrigante la jette dans les bras de son amant, Gilbert Osmond. Plus âgé qu’elle, en apparence expert pour éveiller tant le désir que le plaisir, ce personnage démoniaque l’envoûte et Isabel l'épouse, lui donnant procuration sur sa fortune. Quelques années plus tard, la belle ouvre les yeux. Elle retourne auprès de Ralph, lequel lui avoue son amour sur son lit de mort. C’est finalement avec l’un de ses premiers prétendants qu’Isabel trouvera le bonheur.

Jane Campion nous prouve ici que la sincérité amoureuse est bien moins excitante que le charme machiavélique, que c’est après avoir beaucoup souffert par la faute du second qu’on apprécie le premier. C’est aussi l’histoire d’une maturité basée sur l’expérience, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Les méfie-toi, les écoute ce que je te dis, ne font pas le poids devant l’expérience personnelle.

medium_holy.jpg

Holy Smoke, 1999, avec kate winsley (Titanic) et Harvey keitel

A notre époque, lors d'un voyage en Inde, Ruth, une jeune Australienne qui ressent un vide dans son existence, se laisse envoûter par un gourou. Sur un odieux mensonge de sa famille, Ruth  revient en Australie et se voit remise de force entre les mains d’un spécialiste de la déprogrammation spirituelle. Sûr de lui à tel point qu’il frise le ridicule, quand sa moustache et son accoutrement n’arrangent rien, P.J. Waters promet que le cas sera réglé sous trois jours maximum. Il  s’enferme avec Ruth dans une bicoque en plein désert. Tout devrait se passer comme prévu, et pourtant. P.J. Waters doit affronter un retournement de situation, soit l'emprise de son envoûtement pour Ruth. D’abord carrément ridicule, Harvey Keitel devient de plus en plus émouvant, allant jusqu’à se travestir avec les vêtements de sa « patiente ». Quel étonnement de voir un acteur tel que Keteil affublé d’une robe moulante, gesticulant et hurlant dans le désert, poursuivant la femme dont il est épris !

Par le biais de ce film, Jane Campion nous parle des femmes à la sensibilité toujours un peu décalée par rapport à celle des hommes, aux difficultés que ces deux-là rencontrent pour se comprendre, se rejoindre. Quand l’un serait prêt à tout donner, l’autre a déjà pris la poudre d’escampette. Jane effectue un parallèle entre le gourou vampirisant et l’être aimé trop idéalisé. L’amour don de soi, fusion, projection, l’amour non prévisible, non contrôlable, l’amour dentelé, escarpé, dangereux, l’amour coup de poing dans la gueule…

 medium_in_the_cut.jpg                                

  In the cut, 2003, avec Meg Ryan, et Marc Ruffalo

Professeur de lettres new-yorkaise, Frannie vit seule sans amant. Intéressée par l'argot, elle souffre d’une sexualité insatisfaisante. Un soir, dans un bar, elle est le témoin d'une fellation  entre un homme et une femme. Fascinée, elle a juste le temps de mémoriser le tatouage sur le poignet de l'homme.
Le lendemain, elle apprend qu'un meurtre aurait été commis sous ses fenêtres. La victime ne serait autre que la femme dans le bar. Malloy, policier chargé de l'enquête, a le sentiment qu'elle est au courant de quelque chose. Frannie se sent attirée par lui, mais son attitude l'effraie autant que le tatouage sur son poignet, identique à celui de l’homme du bar. Voilà un film bien différent des précédents et qui m’a à la fois fascinée et rebutée, bref, un film étrange que j’ai visionné jusqu’à la fin sans me douter qu’il avait été réalisé par Jane Campion.

Ce film évoque la place de la femme dans un désir d’hommes, ces fantasmes que les femmes n’osent avouer sans passer pour des nymphomanes quand les hommes, eux, ont depuis longtemps le loisir d’évoquer les leurs sans choquer personne. Pour restituer la manière dont j’ai compris ce film, je dirais que la femme est à prendre dans son ensemble. Elle n’est ni une sainte, ni une vicelarde. Juste un être humain de sexe féminin. Elle se débrouille comme elle peut avec son éducation, ses peurs, sa position dans la société, sa culture, sa sensibilité, son caractère, ses rôles d'épouse, de mère, de maîtresse…

Bon, exceptionnellement, j’ai donné dans le long !

Mais Jane Campion vaut le coup. Ses films portent sa marque. Pour le moment, mon préféré reste La leçon de piano.

Un vrai coup de coeur aussi pour Holy Smoke. Depuis que j'ai vu ces deux films, je suis fan d'Harvey Keitel!

 

medium_harvey.jpg
Rares sont les cinéastes femmes qui ont la reconnais

 

Commentaires

Alors moi je dis :
A POIL HARVEY (deux fois !)
A POIL JOHN
A POIL MARC

Cette sacrée Jane a le don de choisir des acteurs qui me font craquer graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaave !

Ceci dit, ses films me font craquer grave aussi ! Je n'ai pas vu "holy smoke" mais j'ai vu "un ange à ma table" et aussi "sweetie". Je ne me souviens pas du détail de ces deux films. Seule reste cette impression que Jane Campion n'a pas son pareil pour exprimer sans mots mais par l'image ce qui se passe dans la tête de ses héroïnes.
Et un sacré bon goût pour choisir ses acteurs !
;o)

Ecrit par : La Trollette | 12.03.2007

Trollette: hi hi, exact, exact!!!!! J'ai également craqué pour le cousin d'Isabel Archer (Portrait de femme), soit pour Martin Donovan, ainsi que pour ses autres prétendants du début, dont le fameux Viggo Mortensen!!!
Quant à Malkovitch, il peut tout jouer, quel homme!
Il y a dans les films de Jane quelque chose qui remue, qui touche, qui dépoussière.
A tous les coups elle me réveille le désir de vivre, d'aimer, de tenter, de découvrir, d'explorer.
Tu as vu d'elle les deux films qui manquent à ma collection, Un ange à ma table et Sweetie... je compte me les procurer en DVD. ;-)

Ecrit par : nathalie | 12.03.2007

J'en ai vu aucun ! a fait pas partie de ma culture elle ! quand je vous le dis que chu indigente cinématophile !
bizouuuuuuuuuuuuuus

Ecrit par : Freefounette | 12.03.2007

Je viens de me commander Sweetie et Un ange à ma table en un seul DVD, pif paf pouf, ça rigole pas avec moi! ;-)
En plus, faut que je possède, c'est comme pour les bouquins...
Bon, Free, ça va s'arranger. D'après les résumés, à choisir, quel film de Jane t'attirerait en premier?

Ecrit par : nathalie | 12.03.2007

je n'ai vu que la leçon de piano, film admirable effectivement. j'attends la suite : leçon de Lavo. je reste persuadé que tu aimeras ça aussi...

Ecrit par : anténor | 12.03.2007

Euuuuh, à première vue, je dirais "in the cut" ! Franchement la leçon de piano, quand c'est sorti, mais alors, ça m'a pas attirée du tout du tout ! Et ça ne m'attire toujours pas...
;o)

biz

Ecrit par : Freefounette | 12.03.2007

Antenor: ah tu crois? ;-)

Free: C'est marrant parce que moi non plus, à sa sortie, La leçon de piano ne m'a pas attirée... j'ai attendu qu'on cesse d'en parler pour le voir. Et puis il m'a littéralement bouleversée.
In the cut est très noir, un peu glauque... bon, ben tu vas surveiller ta boite aux lettres car il me semble bien avoir compris que fin du mois, c'est ton birthdouille... ;-)

Ecrit par : nathalie | 12.03.2007

Tu as raison, vive Harvey !
Sinon j' ai beaucoup aimé la leçon de piano.

Ecrit par : zordar | 12.03.2007

Comme free, je débarque; faut que je me mette au cinoche plus sérieusement.... Ne serait-ce que pour voir ce Harvey Keitel...

Ecrit par : Chris | 12.03.2007

J'ai vu "Sweetie" au ciné il y a quelques années. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça secoue, émotionnellement parlant. Tu ne devrais pas être déçue ! :)

Ecrit par : Tant-Bourrin | 12.03.2007

Zordar: contente que tu aies aimé! ;-)

Chris: j'aurais pourtant juré que tu avais vu La leçon de piano... question de sensibilité, sans doute... ;-)

TeeBee: chouette! Du coup je reviendrai vous en parler (vu que je verrai Un ange à ma table en même temps), ça me permettra de fermer la boucle Jane... jusqu'aux prochains. N'empêche qu'il y aurait tant à dire, sur ces films... :-)

Ecrit par : nathalie | 12.03.2007

Je me souviens que la "leçon de piano", on est allés le voir parce que près de chez nous, y avait pas bien grand chose d'autre qui nous bottait. un choix par défaut... faut dire que bon, l'histoire d'une muette dans un pays qu'on ne savait même pas situer sur la carte et dont on ne savait rien (on s'est bien rattrappé depuis), c'était pas emballant.
Et alors en plus palmé à Cannes... il avait vraiment tout pour nous faire fuir !
Ben on n'a pas regretté.

Je viens juste de me rendre compte... C'est pas des Indiens en Nouvelle Zélande, c'est des Maoris ! D'ailleurs ces bizarres tatouages sur les visages m'avaient bien intriguée à l'époque.
Et s'ils fichent des plumes dans leurs cheveux (comme les indiens) c'est parce que la NZ est le paradis des oiseaux. Le pourquoi du comment le kiwi ne sait plus voler.
Il n'y a pas de mammifères autochtones là-bas, c'est l'homme blanc qui les a introduits. Avec les ravages qu'ils ont provoqués dans la faune originelle...

Bon, j'arrête de faire mon encyclopédie !
Faut me foutre dehors à coup de pompes hein, quand je suis comme çà !
^_^*

Ecrit par : La Trollette | 13.03.2007

Trollette: au contraire, La Trollette encyclopédique ministre de la défense (hi hi) a bien fait... Dans ma tête, est indien tout non engoncé du cou vivant en harmonie avec la nature, mouarf! ;-)
J'ajoute un copier coller issu de Wikipedia:
"Les premiers visiteurs européens des îles de la Nouvelle Zélande (les « Pakeha » ou « Papa'a » arrivés au XVIIIe siècle), ont mentionné le peuple qu’ils ont trouvé par des termes variés comme « indiens », « aborigènes », « natifs » ou encore « Néo Zélandais ». C'est au contact de ces étrangers que ces populations ont commencé à se désigner d'abord sous le terme de « tangata maori » (homme ordinaire, autochtone), pour finalement ne garder que « maori »."

Ecrit par : nathalie | 13.03.2007

Et en plus, ils tirent la langue !
LOL !
Cet homme blanc tout de même... "natifs" était encore la plus appropriée de toutes les désignations.

Ecrit par : La Trollette | 13.03.2007

Ce qui m'a fait sourire, dans La leçon de piano, c'est le ridicule des blancs, costumes guindés pour les hommes, triple jupons traînant par terre pour les femmes, quand la boue justifierait à elle seule une tenue vestimentaire plus appropriée.
Et l'autre qui s'accroupit pour un besoin pressant tout en pépiant, pendant que les femmes satisfont sa "pudeur" en tendant des châles autour d'elle, mouarf! ;-)))))
C'est clair qu'au milieu de tout ça, Baines gagne de suite en charme!

Ecrit par : nathalie | 13.03.2007

Qu'est-ce qu'on apprend de belles choses en passant par ici!!!!

Moi qui croyais que les néo zélandais ne jouaient pas au piano, mais au rugby... Tout revoir, tout remettre en question...

Ecrit par : Chris | 13.03.2007

"La leçon de piano" - je sais c'est connu mais ça mérite d'être rappelé ;-), nous avait donné l'occasion d'entendre la musique de Michael Nyman, pour une fois en-dehors d'un film de Greenaway... et qu'elle est belle, cette musique ! :o) Harmonieusement accordée à toute la sensualité de cette histoire (oui, moi aussi j'ai trouvé H. Keitel affreusement attirant dans ce film ;-), après cette découverte je suis allée voir tous les films dans lesquels il jouait...).

Je crois que le seul deuxième que j'ai vu était "In the cut" ; d'abord étonnée face à ce changement de ton (fait beaucoup moins néozélado-maori ! ;-)), on y retrouve pourtant la même sensualité (qui a compris le titre avant d'avoir vu le film, levez la main ! :-) encore une fois, l'acteur masculin était plutôt troublant...), la même tension, je ne sais pas comment dire... excellent thriller du reste, un bon film noir qui rappelle l'atmosphère de vieux polars américains.

Je viens de lire quelques bribes de critiques sur Allocine, c'est incroyable comme à entendre l'avis des autres, on a parfois l'impression de ne pas avoir vu le même film... :-

Maintenant je verrais bien "Holy smoke", mais bon, dans une autre vie I guess...

Ecrit par : calune | 14.03.2007

Chris: ;-)

Calune: Je viens à peine de visionner Sweetie... TeeBee avait raison, je ne suis pas déçue.
Il ne me reste plus qu'à voir Un ange à ma table... et je peux déjà te dire que j'en frémis d'avance! ;-)
Jane Campion sait filmer, exprimer.
Ses films sont beaux, ils palpitent. Avec du rien, elle fait un tout puissant, humain, pétri de multiples nuances. Peut-être parce que c'est une femme et qu'elle a fait les Beaux Arts... en tout cas, le talent est bien là.
Et tu as raison concernant les avis qu'on lit sur le web, j'en parle dans l'article que j'ai consacré à Brazil... donner un point de vue sur un film est très personnel.
Pour Holy smoke, si tu le vois, reviens m'en parler... ;-)

Ecrit par : nathalie | 14.03.2007

OOOOOOOOOOOOOO SIKOUUUUUUUUUUUUUR ! Il se passe koa sur le forum d'Alseeeeeeem ? J'ai pas pu voir s'il fallait que je lui renvoie le poème pour l'AT "chevalier errant" ou pas ? Et comme c'est demain la date limite...
et que j'ai pas pris l'autre adresse...
O sicour sauveteuse, capitaine mon capitaine ! Que doaje fer ? (non, je voa d'ici les movèse langus, je n'ai RIEN bu ! )
Par contre toutal me suis piqué sur un buisson, je croa que ct de la bourdell, bourdon, euh broudaine et marde...

Ecrit par : Freefounette | 14.03.2007

Free: ;-)))))
Soucis techniques, je pense... attendons demain! ;-)
Dans le doute, tu n'as qu'à lui envoyer le poème à cette adresse: editions.azimut@gmail.com
Bises!

Ecrit par : nathalie | 14.03.2007

bon j'essaie.
merki ma douce, bisous du matin, pas chagrin !

Ecrit par : Freefounette | 15.03.2007

Eh bien si tu veux mon avis, ça te va à merveille de "faire dans le long". La filmographie de Jane Campion est fascinante et on peut vraiment parler d'une œuvre axée autour de la féminité dans toutes ses nuances, et du désir des femmes... mon préféré est sans conteste la Leçon de Piano, mais j'ai beaucoup aimé aussi In the Cut ! Je suis ravie d'avoir pu retrouver tous ces films à travers ton évocation. merci.

Ecrit par : Gaelle | 15.03.2007

Coucou Gaëlle! Ravie de te retrouver. ;-)

Ecrit par : nathalie | 15.03.2007

Les commentaires sont fermés.