02.11.2006

Du rouge, du vert, du noir

Chez nous, c’est bien simple, il ne se passe quasiment rien.

 

Depuis la mort de mon père, soit depuis 1983, à Noël nous sommes trois.

Trois êtres frileux qui avons vécu la même douleur et donc, qui avons appris à nous aimer tels que nous sommes.

Lamartine a raison. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Alors entre vivants, tenons-nous chaud.

 

Mon mari, dont la famille s’est éparpillée, est venu s’ajouter à l’inébranlable trio.

Il s’est vite intégré, lui aussi a perdu un être aimé.

Un premier enfant a pointé son nez. Puis un second.

Et Noël a repris du rouge, du vert.

 

A la veillée, j’allume des bougies. Mon-beau-sapin clignote, et nos pantoufles aussi.

 

Ma mère arrive. Pas maquillée, cool.

Mon frère aussi. Pas maquillé, cool. Des années que j'attends une belle-soeur. L'élue, il ne la cherche plus. Un jour, peut-être. Qui sait.

Ma tenue de Réveillon n’a pas son pareil au monde. C’est en jean et en chaussettes que je reçois. Pas maquillée. Cool.

 

Mon mari ouvre le champ’, ça fait pif ou bien pof.

 

Je sers aux enfants ce qu’ils ont émis le souhait de manger. Généralement, c’est frites pour l’un, pizza pour l’autre.

 

On s’installe.

Les gosses en face de la téloche, assis devant la table basse. Il y a bien toujours quelque dessin animé made in Noël.

Nous les adultes, sur la grande table, qui mangeons les fruits de mer avé les doigts. Pas de chichi.

 

Mon mari et mon frère commencent à raconter des conneries. On se marre.

 

On évite de parler de trucs tristes, on sait ce qu’on risque quand c’est la veillée, qu’il fait nuit et qu’on a le verre facile, alors on passe.

 

Les toasts ne sautent pas à tous les coups, encore faut-il alimenter l’engin en pain de mie. Le petiot a fini sa pizza, il vient goutter les mollusques, se renseigner sur leur provenance, s'ils seront encore vivants une fois mangés.

 

Pas d’excès. Une bûche glacée.

Ma mère remercie, elle embrasse ses petits fils et regagne sa maison. Mon frère reste plus longtemps. On boit encore un coup.

 

Tout le monde dort, je passe par le conduit du poêle. Je vous épargne les jurons qui vont avec. Puis je dépose les cadeaux sous le sapin, avec soin, il faut qu’on les voit bien. Comme j’ai beaucoup de mérite, je prends une photo du sapin et des cadeaux avant la grande explosion du matin.

 

Là, je me couche, car je suis fatiguée.

 

Le matin arrive.

Un gosse réveille l’autre et ils foncent au sapin. Nous c’est la même chose, mais au ralenti.

Oué, chouette, c’est exactement kesseke je voulais !

 

Nous nous habillons très classe. En jean. Pas maquillés. Cool.

 

A midi, nous débarquons chez ma mère qui a déjà dressé la table et qui se demande si elle ne devrait pas mettre la casserole à feu plus doux des fois que ça crame hein Nathalie, viens regarder, kesseke t’en penses?

 

Ma mère parle beaucoup.

Ma grand-mère était déjà bavarde.

Dans ma famille, les femmes aiment parler, parler, parler. Broder une heure sur un fait anodin.

Le dimanche, chez nous, le brouhaha des femmes en cuisine allait bon train.

Ma mère, mes deux grands-mères, elles nous mettaient les varices et la grippe espagnole sur le même plan d’égalité.

 

Mais ça fait rien, ça fait rien.

 

J’écoute la logorrhée maternelle presque chaque jour depuis des années. Des deux oreilles ou bien d’une seule. Comme une berceuse d’enfance.

 

Sauf qu’à Noël, j’essaie d’en écouter le plus possible.

C’est là que je réalise vraiment combien je l’aime, ma mère.

Un jour elle partira.

Ce Noël encore, elle est bien portante, elle a revêtu un haut et un pantalon plus jolis.

 

Pour la seconde fois, les gosses foncent au sapin, ça déballe sec, les papiers volent dans les airs.

Deux minutes après, on entend vrouuuuuuuuuuum ou tuuuuuuuut ou pouète ou driiiiiiiiing.

Et là on crie pour se faire entendre.

 

Nous les adultes, on s’en fiche des cadeaux.

Y’en a, y’en a pas.

Chacun fait ce qu’il veut.

Chez nous, on est déjà le minimum vital. On tente de ne perdre personne en route. La présence de chacun est déjà un cadeau pour les autres.

 

Au fromage et vu qu’il fait jour, il arrive qu’on évoque un truc qui fait mal. Mais si on peut, on évite. A cause de ma mère qui parle trop et qui en ferait… tout un fromage.

 

On sait qu’à Noël, la nouvelle année arrive.

Un an de plus qu’on se prendra dans la gueule.

On sait que la vie est précieuse.

Qu’on n’en aura pas deux.

 

C’est devant qu’on a envie de regarder.

Et si les mauvais souvenirs nous rattrapent, nous on leur fait la peau. Ben ouais quoi, c’est Noël, merde !

 

Chez nous, c’est vrai, il ne se passe quasiment rien.

Mais moi j’y tiens, à ce quasiment rien.

 

 

Et pour vous, ça se passe comment ?

 

 

 

Commentaires

Moi, xa me paraît cool un noêl comme xa, en général, c'est pareil chez mon père avec ma grand-mère.Malheureusement, le reste de la famille est beaucoup plus compliquée!lol

Ecrit par : Dahud | 02.11.2006

Tu viens de me faire chialer. ;op

Espèce d'émotionneuse !

Ecrit par : Nedeleg | 02.11.2006

Autant j'aime l'automne, la préparation, le vin chaud, le pain d'épices et les petits gâteaux qu'on fabrique en Alsace en attendant Noël, autant les fêtes en elles-même ne m'ont jamais réjouies.
ça ne me réjouit toujours pas, les fêtes.

Pourtant, depuis deux ans, les fêtes ont pris une autre tournure...
Faut dire que comme "cadeau" commun en 2004, ma soeur a eu la bonne idée de nous offrir un enterrement sous la neige... un peu avance, et sans vraiment prévenir, le 21.
Comme on ne savait pas trop comment allaient évoluer les choses, chacun de son côté avait prévu un repas de réveillon, histoire de dire que la vie continue.

Il faut dire que mes parents avaient perdu le goût des choses, ne voulaient plus rien fêter... et nous, les "autres" enfants, on avait besoin de prolonger un peu les retrouvailles.
Alors le 24, on a fait la surprise (bien qu'on n'aime pas trop ça, les surprises)on s'est tous ramenés chez nos parents avec ce qu'il y avait dans le frigo, j'avais bricolée vite fait une petite déco, avec le moyens du bord et la complicité de mon homme qui prétendait que je dormais alors que je peignais des petits pots pout en faire des photophores personnalisés, avec le prénom, tout çà...
On n'a parlé de l'absente tout de suite, à l'apéro, minute de silence et diamant dans l'oeil. On a décidé d'aller tous ensemble à la messe de minuit, comme "avant", comme il y a longtemps, quand à Noël on se retrouvait à plusieurs familles, à 20 personnes, parfois plus...
Une bonne chose de faite, on pouvait passer à la joie d'être ensemble.
L'an dernier, c'était presque pareil. La famille avait perdu un oncle, un mois avant... et une soeur de belle-soeur dans des circonstances tragiques...

ça faisait longtemps que Noël n'avait rimé non pas avec obligation, mais bien envie d'être ensemble. Je sais ça ne rime pas du tout ! ça fait du bien quand-même.
Pour l'instant, toujours pas de mort à déplorer pour 2006... Noël sera-t-il quand même un peu une fête ?
ça serait un chouette cadeau... qui coûterait moins cher que les deux années précédentes...

(voui, j'ai un peu le mode *cynique* on dès qu'il s'agit des fêtes...)

Ecrit par : Rachel | 02.11.2006

C’est émouvant ce que vous dites, Nathalie et Rachel. C’est le problème de Noël, je crois. Ils rend les petits heureux et les grands nostalgiques, mélancoliques…

Chez moi, Noël, ça me donne envie de me tirer une balle dans la tête, comme tous les repas en famille. Cette année, j’ai décidé que je passerai mon Noël tout seul. Je préfère ainsi. Le truc qui m’énerve le plus durant cette oériode, c’est la façon dont les médias mettent en avant l’esprit de famille, surtout avec tous les films ultra guimauves qui passent à la télé. Ça m’écoeure et ça me déprime, car je n’ai jamais su ce que c’était une famille qui s’aimait et qui s’entendait autour d’un bon repas. Bref, peu importe. Pour moi, c’est un jour comme un autre, comme mon anniversaire d’ailleurs.

Hum. La prochaine fois, j’essayerai de faire un commentaire plus joyeux. ;-) Mais là, ça m’était impossible.

Ecrit par : Zabimaru | 02.11.2006

Les deux dernières années, nous, on a passé Noyel tous les 4 en Martinique.
L'année avant dernière chez des potamoncousin (si, çui qui est était sera j'en sais rien de toute façon il ment toultemps, camé) qu'il a rejoint là bas pour aller y vivre, ah ba voui, laissant à ses parents ses deux gosses en otage après un divorce houleux).
et l'année dernière chez des amis. Des vrais. On les voit que quand on y va, mais tant pis c'est des potes même si on se voit pas souvent... Soirée "gay" et gaite ! Lol ! C'était top super moumoute.
On a la famille qu'on se crée, au bout d'un moment, que voulez-vous...
Moi j'ai choisi de construire une "famille" de fracturés de l'intérieur mais qui acceptent les différences.
Au lieu d'une famille de fracturés qui veulent qu'on soit tous pareils sans que quiconque puisse avoir un mot à dire différent du consensus. Le con sans sus, c'est déjà trop.

biz

Ecrit par : Freefounette | 02.11.2006

Je te comprends Zab, pour moi Noêl est également une période dépressive et puis dès qu'il y a une occasion de réunir la famille entière, xa part forcément en c****, comme les mariages ou les enterrements d'ailleurs.Je crois que Noël redeviendra une fête pour moi quand j'aurais réussi à m'éloigner de certains impératifs, c'est le cas chaque année, un peu plus.Pour moi, Noël est de plus en plus une fête entre amis, ma famille à moi, celle que j'ai choisi.Je ne sais pas encore si j'aurais des enfants, je suis encore très partagée sur le sujet mais j'espère que je saurais leur faire apprendre des valeurs que je n'ai pas connu car Noël, c'est qd même une fête magique pour les enfants, normalement!;-)

Ecrit par : Dahud | 02.11.2006

A Dahud: ma mémé me manque... ma mémé et ses quenelles à la tomate. ;-)

A Nedeleg: ;-)
Toi aussi, coquine, quand je te lis, tu me sors les larmes.

A Rachel: Merci pour cette confidence émouvante que je connaissais déjà, mais que tu glisses pour nous tous sur ce blog, j'en suis vraiment très touchée, ma Trollette qui fait d'un bout de ficelle et de trois perles un objet magnifique. ;-)

A Zabi: Ah... je ne sais pas quoi dire. Tu m'as privée de mots.
Juste que je comprends...

A Free: Oui... une famille ce n'est pas forcément la famille du sang. Hum... exceptés ma mère et mon frère... j'en aurais à dire sur la mienne... ah si tu savais! Les réflexions, les humiliations... Mais bon, je n'y tiens pas. Trop glups si j'en parlais ici. Ouste, dehors le moche... ;-)

A Dahud: avec des enfants, Noël, sans doute que c'est encore plus dur. Il faut leur donner un minimum de famille.
Parce que les questions fusent.
Pourquoi on va pas chez tonton machin, pourquoi pas chez tata truc... après, il ne faut dénigrer personne, tâcher de rester neutre, ne pas pourrir ledit tonton ou ladite tata. Ces pauvres gosses n'y sont pour rien. Laissons-les juger par eux-mêmes quand ils seront grands.
Perso, depuis que j'ai des gosses, ce que je préfère, c'est faire ma mère Noël.
Chaque année, préparer les cadeaux, les assembler sous le sapin, aller me coucher fébrilement.
Je me revois enfant... j'en tremble du souvenir.

Ecrit par : nathalie | 02.11.2006

Lol !
T'es trop bonne, Nath.
Pour ma part, voilà quelques temps que j'ai renoncé à préserver "l'image" des cons de la famille, parce que JUSTEMENT, étant donné que les enfants sentent très bien tout ça par en dessous, si on leur confirme pas leurs ressentis, après c'est normal qu'ils se fassent pas confiance;
Alors sans descendre de moi-même qui que ce soit, si mes gosses me posent des questions, je leur réponds. En leur disant que moi j'estime certaines choses et certains actes complètement débiles...
que ce soit chez ma mère, chez mon père, chez des tantes, ou chez n'importe qui.
Le croiras-tu ?
ça n'empêche absolument pas mes gosses d'aller voir mes parents.
Ya juste un chti truc en plus : quand mes parents sont débiles, humiliants ou n'importe quoi d'autre avec eux, mes enfants ne remettent pas en question ce qu'ils ressentent, et leur propre jugement sur eux-même est plus important que celui des autres... Comme ils "savent" comment sont mes parents, ils n'accordent pas plus de poids à leurs jugements que celui-ci en vaut. C'est à dire, souvent, peanuts.
point. et ça les empêche pas, donc, de les voir.

biz

Ecrit par : Freefounette | 02.11.2006

Bah, xa, ils en auront pas de famille, à part peut-être du côté de mon conjoint à ce moment là mais bon, de mon côté la famille s'est plus que réduite, j'ai un père, une soeur et une grand-mère qui ne sera sûrement plus là, il faudra qu'ils s'en contentent!;-)
Par contre, ils auront plusieurs tatas et tontons même s'ils ne sont pas du même sang!;-)
Mais enfin, pas sûr que j'ai des enfants, xa me semble trop dur à assumer, pas sûr que mère soit un instinct chez moi!lol

Ecrit par : Dahud | 02.11.2006

A Free: Oui, je comprends.
Il a quand même fallu que j'explique deux ou trois choses à mes enfants.
Mais du côté de ma mère et de mon frère, vu que tout se passe relativement bien, ça me facilite les choses. ;-)

A Dahud: Je disais comme toi!... pas sûre d'avoir l'instinct maternel.
Quand je voyais des bébés, j'étais sceptique devant mon absence de gagatisme.
Et regarde où j'en suis: mère deux garçons! lol

Ecrit par : nathalie | 02.11.2006

Je l'ai déjà dit, je le répète: tu as le chic pour traiter n'importe quel sujet avec ta plume à la fois drôle et sensible.
Chez moi, ca se passe aussi en famille. C'est pas une bonne période non plus pour les souvenirs ^^ alors on essaie également de ne pas en parler. Et moi, de ne plus y songer.
Mais c'est quand même joyeux et on invite cette année mon parrain. Suis contente :-)

Erf, j'ai aussi les larmes aux yeux. Bzous Miss!

Ecrit par : Blacky | 02.11.2006

Chez nous aussi il y a des places qui restent terriblement vides. Les enfants ont grandi, les petits-enfants aussi. Mon père est parti voici deux ans, après un long écroulement. Deux mois à peine après mon beau-frère, d'un brutal éboulement. Noël avait déjà le goût des années vieillissantes, il a pris subitement la saveur cendreuse de l'absence.

Mais au milieu de ça, Tant-Bourriquet est comme une tornade joyeuse, un regain, un bourgeon tardif, un regard pour faire encore briller la magie de Noël... Cette année encore, nous retournerons à Bordeaux, pour retrouver ce rien auquel je tiens également beaucoup ! :)

Ecrit par : Tant-Bourrin | 02.11.2006

Noêl me déprime...c'est trop kitch...le tient est cool, a la bonne heure!

Ecrit par : styx on the moon | 02.11.2006

La mère Noël te remercie, Blacky! ;-)
Mon parrain est décédé sur un malentendu familial... c'est con la vie.
Profite-bien du tien. ;-)

TB, tu peux être tout aussi émouvant que tu es drôle.
Les enfants, ça nous refait la vie plus rouge et plus verte.
Car le noir, à la longue, ça attache.
Bises à ton TBRiquet! ;-)

A Styx: Noël, c'est surtout pour les enfants et les croyants.
Sinon, ça sert à réunir des familles qui, au lieu de s'écharper, hissent pour quelques jours le drapeau blanc. Du moins, en apparences... Car ça dépend des familles. ;-)

Ecrit par : nathalie | 02.11.2006

PETIT rappels en pensant:

J'espère que vous n'avez pas raté la superbe note de Nedeleg... je sais, pour avoir un blog moi aussi, combien les petits com font plaisir.
Trois fois rien, pourtant... mais ça réchauffe comme un bon feu.
Merci d'avance pour elle, elle le mérite. ;-)

http://argemmios.blogspot.com/

Quant à Zabimaru, il n'a pas le gros moral, besoin de quelques petits encouragements chaleureux... ne l'oubliez pas.

http://okissop.free.fr/

Ecrit par : nathalie | 03.11.2006

Salut mon capitaine !
Dis dis moi, j'ai pas trouvé comment te joindre "perso" sur ton bloug... c'est par où ?
Lol !

bisouuuuuuuus

Ecrit par : Freefounette | 03.11.2006

Merci Nathalie, mais ça n’était pas nécessaire. Comme tous les nombreux coups de blues que j’ai depuis enfant, ça va passer. ;-)

Et toi, ça va mieux ? Tu n'es plus malade ?

Ecrit par : Zabimaru | 03.11.2006

A Free: fastoche, tu cliques sur "A propos", en haut à gauche de ce blog, juste sous ma toile.
Il s'y trouve une adresse mail où me joindre. ;-)

A Zabi: Merci, ça va bien mieux, l'infection est stoppée, ouuuuuuuf, je n'en pouvais plus.
Les antibios... dans mon cas, c'est quand même hyper efficace. ;-)

Ecrit par : nathalie | 03.11.2006

Quelle belle note.

vraiment...pour moi je ne sais pas, ce sera le premier Noel/fetes de fin d'annee sans mon pere. je redoute un peu. Mais bon, il y a mon fils. :)

Ecrit par : Ab6 | 03.11.2006

Câlins... Ab6... :-x

Ecrit par : nathalie | 03.11.2006

J'aime pas noël... Même si ta note est belle et qu'on s'y croirait, même si ca fait rêver, moi je le passe seule une année sur deux, un soir comme les autres et vivement le lendemain... pardon de casser l'ambiance mais comme tu as demandé, hein ! ;o) vivement le printemps tiens ^^

Ecrit par : bullet | 04.11.2006

A Bullet: Dans ma note, ce que je ne dis pas, c'est qu'au moment de me coucher, juste après avoir déposé les cadeaux sur les pantoufles, je ressens toujours cette douleur, comme une pince à linge sur le coeur d'un manchot. ;-)

Ecrit par : nathalie | 04.11.2006

;) j'aime beaucoup ton expression là ! c'est exactement ça. En fait, Noël c'est bien pour les enfants ; mais quand on est adulte pour moi ça ressemble à une obligation, un passage obligé dont on ne peut pas se soustraire.

Ecrit par : bullet | 04.11.2006

Oh ben... y a des enfants pour lesquels Noël n'est pas non plus forcément joyeux....

Ecrit par : La Trollette | 04.11.2006

Ton texte, Nath, est poignant, mais les commentaires posés dessus, c'est encore plus... enfin bref. Je crois que c'est surtout celui de Zabi qui m'a le plus touchée.
Pour ma part, j'ai toujours eu une relation tordue avec les fêtes de fin d'année. Je préfère ne pas m'étendre dessus, disons que le Noël de mes 11 ans reste à jamais gravé dans ma mémoire comme un manque et le début d'un deuil que je ne parvenais pas à faire, donc je ne m'attarde pas sur le sujet.
J'ai la chance d'avoir des familles (la mienne et celle de mon ami, dont je me sens presque plus proche) qui font de Noël un évènement de retrouvailles vraiment sympa. Ne pouvant nous couper en 2, avec le Wiking, nous avons instauré des petites habitudes. Ca pourrait faire l'objet d'un article sur mon blog tellement ça doit être ridiculement tordant vu de l'extérieur : le 24 dans ma famille, le 25 dans la sienne, le 31 avec nos meilleurs amis. Cette année, pour ne pas courir, on pose des vacances ! lol
Oui, parce que nous aimons faire simple : famille et amis sont à presque 5 heures de route de notre région d'adoption !
Pour moi Noël, maintenant, c'est surtout se retrouver autour de la cheminée, discuter, prendre des nouvelles, et surtout, voir et parler avec les grands-parents, parce que d'un côté comme de l'autre, chaque année pèse un peu plus et on sait que le temps nous est compté.

Ecrit par : Roanne | 05.11.2006

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