17.08.2007

Au revoir

0b88caba0004e509bc0602ab0cd7e7d6.jpg Bien le bonjour à tous.

Je rentre de congés.

Ce blog a un an. Ou presque. Je l’ai ouvert le 23 août 2006.  

Pendant mes vacances, j’ai eu la chance folle de rencontrer les méga chouettes Saoulfifre, Margotte et Bof, j'ai visité des volcans et des châteaux, j'ai lu des bouquins et bu des bières, je me suis détendue, et puis j’ai réfléchi. Si, si… un peu quand même !   

Tout change, tout se transforme. Les pages de la vie se tournent comme dans les livres. J’ai besoin d’autre chose. D’un blog plus décontracté, moins travaillé, plus alimenté. Plus spontané.

Celui de la ravisseuse de peaux, de la dompteuse de musaraignes, de la buveuse de bière, s’arrête là. Sans tristesse.

Quand j’ai ouvert ce blog, j’étais une auteure sans maison. Grâce à mon apparition dans leur première anthologie sur le thème Ouvre-toi, laquelle m’a poussée à oser, je fais partie d’une famille, celle des éditions Griffe d’Encre. Prochainement, deux de mes travaux se nicheront dans leur catalogue.

Sortie de route (novella de fantastique décalé) est prévue pour le premier trimestre 2008.

Les corrections d’En quête, mon recueil de nouvelles, se sont interrompues pour cause de congés (si, si, un auteur ça se repose) et vont gentiment reprendre, sous la direction bienveillante de Karim Berrouka. Une plume que celle de ce gars-là. Mais je vous reparlerai de lui.

A ce jour, voilà où j’en suis de ma passion, celle qui me dévore depuis des années. En laquelle je n’osais plus croire. En laquelle je crois, pas à pas, sans leurre, avec un ego discret qui ne se la pètera pas pour autant. Dans le cas contraire, sait-on jamais, je compte sur vous pour me coller une mandale.

Une passion passionne. A force de passionner par monts et par vaux, ce qu’on ne cherche plus arrive. Même que c’est bon. Tout de même moins bon que la passion.

Je vous remercie de m’avoir accompagnée par ici.

Le vin nouveau… heu… le blog nouveau est .

Je clos les commentaires et vous espère sur d’autres pages.

Grosses bises à tous.

23.07.2007

Monstrueuses vacances à tous!

Nous partirons samedi.

Retour probable autour du 15 août.

Je suis en pleins préparatifs. Je n’aurai plus l’envie, ni le temps de poster.

Pour cette dernière note d’avant départ, la photo d’une de mes toiles à l’huile.

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Même s’il n’y parait absolument pas (on peut être différent sans que ça se voit), je me suis grandement inspirée d’une BD sur le thème de la différence, pêchée en biblio jeunesse, Jésus Betz.

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Sous la forme d'une lettre adressée à sa mère, Jésus Betz raconte son histoire. Pour cet homme tronc, la vie ne s'annonce pas aussi paisible que celle de ses frères et soeurs. Confié à un curé, puis à un pirate, Jésus Betz s'embarque sur un bateau et découvre les océans, en débusquant les baleines. De retour sur la terre ferme, il est enrôlé dans le monde du spectacle où il finit par faire fureur avec sa mémoire d'éléphant et sa voix de Soprano. Jésus Betz trouvera le bonheur malgré son handicap, auprès d'une ravissante acrobate muette. Illustré par François Roca, ce destin hors du commun est raconté d'une manière à la fois touchante et pudique car le narrateur, au milieu de tous ses malheurs, ne livre à sa mère que le meilleur. (commentaire de l’éditeur)

Tant que j’y suis, je vous conseille deux bouquins.

 

Les frères Y de Marie-Eve Stenuit.

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Nés dans le nord de l’Italie en 1877, Giuliano et Gian-Giuseppe partagent le même corps. Examinés et exhibés jusqu'à l’âge de 20 ans, ils s’installent dans une villa près de Venise et aussi étrange que cela puisse paraître, prennent femmes.

 

Le recueil de nouvelles d’Emmanuelle Urien, La collecte des monstres, que j’ai dévoré presque sans respirer, tellement il est mordant.  

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La vie charrie des monstres. Des personnages discrets à l'existence encombrante... De ces gens presque ordinaires elle dit le quotidien, dans ce qu'il a de moins glorieux et de plus sombre. (commentaire de l’éditeur)

 

Monstrueuses bonnes vacances à tous. ^^

20.07.2007

Gonflée

44a7c74c9cc96db5944dbd6fa7c760d9.jpg Je sens que je vais encore vous parler de moi… Faut que je blablate. J’en ai besoin. J’attends ma montgolfière. Mais sûrement que vous, ça va finir par vous barber. ^^

Attendez un peu, vlà que j'ai une vision! Mais ouiiiiiii, je vois Freefounette et Trollette en train de se récrier, de se pencher au-dessus de leur clavier respectif et de taper hé, mais c’est ton blog et sur ton blog, tu fais qu’est-ce que tu veux, nan mais alors !

Bon c’est d’accord, je raconte. Mais si ça vous gratte, ne venez pas vous plaindre.

Dès que ma peau était trop rapidement exposée à de basses températures, je chopais des gonfles. Partout sur les parties à découvert, même sur les parties couvertes, mais au moins ça ne se voyait pas.

J’ai réussi à cacher cette allergie un temps.

Ça ressemblait à des piqûres d’ortie… il suffisait que je rentre au chaud pour que doucement, les gonfles s’élargissent, diminuent de volume, disparaissent. Ce n’était pas contagieux. C’était très emmerdant pour moi.

De retour en classe, je tirais sur les manches de mon pull, je relevais mon col, je plaquais mes mains sur mes joues. Un jour, une fille a remarqué ma « tare ». Elle l’a dévoilée aux autres. J’ai lu du dégoût dans leurs yeux.

C’est comme ça que je me suis mise à y toucher.

Je suis en CE1. C’est la récré. On est en hiver et je suis habillée jusqu’au nez. Pas seulement parce que j’ai froid. C’est surtout parce qu’elles émergent à côté des anciennes croûtes. Je les sens. La peau me chauffe.

Je les déchire, une par une. Avec les ongles. Mes gonfles saignent.

Un jour, la maîtresse me prend à part.

- Nathalie, qu’est-ce que tu as sur le visage ? Toutes ces croûtes ! Tu es malade ?

- Non, c’est juste des boutons de froid.

- Des quoi ?

La honte m’envahit. Je voudrais qu’un trou profond s’ouvre devant mes pieds et que je tombe dedans.

- Si tu es malade, il faut mettre l’école au courant. Tu pourrais contaminer les autres. Je vais contacter tes parents.

- Mais madame, ça se donne pas.

Elle ne m’a pas crue. A contacté mes parents. Et j’ai continué. Tous les jours, dans la cour, je me griffais jusqu’au sang. Je voulais arracher ces gonfles, les punir de vouloir me rendre encore et toujours différente des autres enfants. Je n’avais pas mal. J’éprouvais un grand soulagement à déchirer la dernière. A ce petit jeu, je suis devenue rapide… et moche, par la même occasion.

Ma mère m’a emmenée chez un médecin qui a prescrit une pommade à base de cortisone. Chaque soir, elle m’en badigeonnait le visage. C’était gras. J'avais l’air d'une tartine de beurre. Elle disait tu as compris, hein, il faut que tu arrêtes d'y toucher!

Je ne me souviens pas quand j’ai cessé. Mes gonfles, elles, n’ont jamais disparu. Elles se sont faites de moins en moins présentes, mais je n’ai pas pu me baigner avant mes 34 ans. (Auparavant, il aurait fallu que les lacs et piscines soient à la même température que l’eau de la douche)

Depuis quelques années, c’est fini, y’a plus. Maintenant j’ai peur de l’eau. Sauf en piscine. Et encore, s’il n’y a pas trop de monde. Je rêve d’un lagon bleu… où l’on verrait le fond. Où il n’y aurait que ma famille et moi. J’aimerais apprivoiser l’eau. A ma façon. Doucement. Qu’elle aussi m’apprivoise…

Il s’agissait bêtement d’un urticaire aux écarts de température… pas un médecin ne m’a prescrit d’antihistaminique, ni même de prise de sang.